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Shaeffer et Alcatel : la vigilance s’impose !

A Calais, les salariés de Schaeffler (fabrication de chaînes de transmission pour l’automobile) «  ne veulent pas voir disparaître sous d’autres cieux, les fruits de leur travail », souligne Eric Lhirondelle, responsable du collectif « entreprises » de la section locale du PCF. En octobre, les communistes leur avaient donc naturellement manifesté leur solidarité à l’heure où, à l’appel de la CGT, ils protestaient contre « toute velléité de délocalisation ». C’est l’arrivée à Calais en vue d’y être formés de deux travailleurs chinois de la multinationale allemande, qui avait mis le feu aux poudres. « Ils y ont été envoyés pour acquérir le savoir-faire calaisien », prétend le PCF. Bien sûr, Schaeffler projette en 2013 de quitter le centre-ville pour gagner les anciens locaux de la teinturerie Bellier, avec à la clé des promesses d’embauche, « mais le nouveau site ne sera pas plus grand. Il n’est pas adapté à un développement futur », assure Eric Lhirondelle. Et ce dernier de faire remarquer que la multinationale va investir 200 millions d’euros pour une nouvelle unité de production en Chine.

Pour le PCF, les salariés « sont en droit d’attendre de leur direction des réponses précises sur les intentions et la stratégie du groupe ». Le peu d’empressement à communiquer de la part de la direction de l’équipementier franco-américain Alcatel inquiète tout autant. Ici, « c’est une vente de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de câbles en fibre optique posées dans les mers du monde entier en que nous craignons », précise Eric Lhirondelle. Or, « lorsque l’on consulte la liste des actionnaires du groupe, (Brandes Investment Partners, etc.), il y a quelques raisons de s’inquiéter. Il s’agit de gestionnaires de fonds, de portefeuilles financiers et de conseils en investissement qui se préoccupent peu de l’économie réelle et portent souvent la responsabilité de crises majeures ». Là aussi, la vigilance s’impose. Dans la ville portuaire, on garde en mémoire le triste sort réservé à l’industrie de la dentelle.

Jacques KMIECIAK, journaliste à Liberté 62

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