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CELAC

La CELAC ou la première tentative d'intégration latino-américaine pour les peuples

 

Alors que la crise systémique continue, que les gouvernements européens s'exhortent à vouloir sauver les banques tout en appliquant toujours plus de mesures d'austérités pour les peuples, les tenants du capitalisme mondialisé cherchent dans l'ouverture de nouveaux marchés une manière de "sauver le système". La France s'est engagée dans des entreprises guerrières en Lybie, en Côte d'Ivoire et au Mali. Les Etats-Unis quant à eux misent une partie de leur stratégie sur leur "arrière cours" : l'Amérique Latine.

En effet, la doctrine Monroe, loin de s'être ternie avec les années, reste toujours d'actualité. Ainsi, les tentatives de déstabilisations, attentats, coups d'Etats (ou tentatives) au Paraguay (2012), en Equateur (2010), au Honduras (2009), au Venezuela (2002), blocus meurtrier contre Cuba (depuis 1962), bases militaires étasuniennes présentes sur tout le continent et protection de terroristes sont autant d'outils utilisés pour tenter de sauvegarder l'hégémonie étasunienne sur le continent.

Pourtant, la présence de l'Oncle Sam est de plus en plus remise en cause et les tentatives de lutter contre l'impérialisme pour construire une intégration régionale soucieuse des peuples est ressentit comme de plus en plus nécessaire. Il y a les pays engagés dans un processus de transformation des institutions et de la société et qui se retrouvent dans l'ALBA (Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, Alba signifiant "l'aube" en espagnol).

De plus, en décembre 2011, voyait jour à Caracas un projet beaucoup plus large d'intégration régionale: la CELAC (Communauté des Etats Latinos Américains et Caribéens) regroupant pour la première fois de l'histoire du continent, 33 Etats sans les Etats-Unis et le Canada. Cette Union d'Etats étant vu par beaucoup, a l'instar du président bolivien Evo Morales, comme "une arme contre l'impérialisme étasunien". En effet, alors que pendant des années, l'Amérique Latine a été le laboratoire d'étude des politiques néolibérales les plus réactionnaires, les mêmes appliquées aujourd'hui en Grèce, au Portugal ou en Espagne; c'est une toute autre direction que compte prendre la CELAC. C'est en effet de justice sociale, de solidarité, de coopération et du bien-être des peuples dont il est aujourd'hui question et non pas de la sacro-sainte loi du marché.

Fait plus marquant encore, depuis le 28 janvier, c'est Cuba qui assume la présidence de l'organisation. L'Amérique Latine est aujourd'hui à la croisée des chemins: alors que l'OEA se meurt (Organisation des Etats Américains, instrument des USA pour imposer ses politiques réactionnaires sur le continent), la nécessité d'une unité des peuples contre l'impérialisme et pour leur émancipation devient de plus en plus réalisable.

N'est-ce pas là une question qui mériterait d'être également posée en Europe ?

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