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Le MEDEF ne doit pas faire la loi

 

Monsieur le Premier Ministre,

Au terme de plusieurs mois de négociation, trois organisations syndicales de salariés et  les représentants du patronat ont signé un accord national interprofessionnel pour la mise en place d’un nouveau « modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés »Malgré quelques contreparties très minces, il n’en reste pas moins que dans son intégralité le texte marque une régression sociale sans précèdent : facilités pour licencier, création d’un CDI au rabais, immunité et impunité judiciaire pour les employeurs. C’est l’asservissement des salariés qui a été négocié. Les dispositions de cet accord vont accélérer les licenciements, les rendre moins contestables pour les salariés. Elles vont accroitre la précarité et la pression sur les salaires, généraliser la mobilité professionnelle forcée, tout en réduisant les moyens de chacun de se défendre devant la justice. Si cet accord devait être inscrit prochainement dans la loi, ce serait très grave pour les salariés de ce pays et bien loin des aspirations qu’ils avaient formulées pendant les élections présidentielles et législatives celles qui avaient permises à la gauche de l’emporter. Pour le Parti Communiste Français, cet accord conduit les salariés à devoir accepter le chantage patronal des baisses de salaires, il ne règle pas le problème des suppressions d’emplois massives et des fermetures de sites. Son contenu se situe dans l’adaptation aux exigences du patronat. Il faut au contraire étendre les pouvoirs des salariés, leur donner la possibilité réelle de faire valoir des propositions alternatives en cas de menace sur l’emploi. C’est pourquoi Monsieur le Premier Ministre, nous en appelons à votre arbitrage afin que cet accord National interprofessionnel minoritaire néfaste ne soit pas présenté en état devant nos parlementaires. Par avance, Monsieur le Premier Ministre nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette motion et nous vous prions de croire en l’assurance de notre plus profond respect.

 

Jean-Jacques Triquet, premier secréatire la section du Parti Communistes Français du Calaisis                                                                                                                         

Eric Lhirondelle, secréataire en charge des entreprises de la section PCF du Calaisis

 

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