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Face à la libéralisation aérienne et ferroviaire : libéralison la Commission européenne !

Face à la libéralisation aérienne et ferroviaire : libéralisons la Commission européenne !

Ce mardi 11 juin, les contrôleurs aériens commencent une grève contre la proposition de ciel unique européen. Mercredi 12 juin ce seront les cheminots qui se mobiliseront contre les projets de libéralisation du rail. Dans les deux cas, la Commission européenne, qui a la chance de n'avoir aucun lien direct avec les citoyens, est aux manettes et impulse la libéralisation.

Dans les deux cas, les mêmes méthodes :

-Pour le ferroviaire : le 4eme paquet ferroviaire prévoit d'accentuer la séparation entre opérateurs de transport et gestionnaires de réseaux.

-Pour l'aérien : le projet annoncé aujourd'hui par Siim Kallas devrait envisager la séparation des trois grandes fonctions de régulation, de surveillance et de navigation aérienne qui sont en France réunies au sein de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Dans les deux cas la même technique, diviser les rôles pour permettre la libéralisation, en laissant à la charge de l'État les services les plus couteux et en privatisant les services rentables.

Dans les 2 cas les risques sont clairs et dénoncés par les syndicats :

- baisse de l'emploi

- risque de réduire la sécurité pour les passagers

- suppression des lignes aériennes et ferroviaires les moins rentables.

Si la Commission européenne estime que la libéralisation est un tel gage de succès : libéralisons la Commission !

Qu'elle s'applique les méthodes qu'elle inflige aux travailleurs !

Nous verrons bien si les choses fonctionneront de manière plus satisfaisante avec une Commission low-cost !

Nous verrons bien si les fonctionnaires de la Commission estiment que leurs conditions de travail s'améliorent et qu'ils sont en situation de mieux faire leur travail !

Certains députés européens ont trouvé judicieux de s'inquiéter de la façon dont ils allaient rentrer chez eux jeudi après la session plénière de Strasbourg...

Face aux revendications légitimes exprimées démocratiquement par les syndicats, je m'insurge contre l'attitude nombriliste de certains députés. Une attitude qui révèle que nous avons plus que jamais besoin de faire bouger la majorité dans les institutions européennes, pour renforcer la résistance à l'austérité et pour faire entendre plus fort la voix du peuple dans des institutions de plus en plus déconnectées des réalités sociales.

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