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Une ville citoyenne

 

UNE VILLE CITOYENNE

 

La démocratie pour sortir de l’austérité

Nous pensons qu’un des leviers pour combattre les effets de l’austérité et améliorer le sort de nos concitoyens est celui de la démocratie.

Nous savons que rien de concret et durable ne s’opère sans que les citoyen(ne)s ne soient au cœur du processus qui conduit aux décisions politiques. L’intervention citoyenne, la démocratisation, les indispensables mobilisations et les conquêtes sociales que nous visons dans les années à venir sont donc au cœur de nos préoccupations.

Il s’agit d’approfondir les pratiques du partage du pouvoir, « du local à l’européen et au mondial », d’orientations démocratiques et participatives que cela sous-tend, tant dans les luttes que dans la gestion quotidienne des communes.

Élus, nous favoriserons les lieux de vie, d’échanges et de confrontations utiles à tous pour avancer ensemble

Nous allons au-devant des citoyennes et des citoyens. Nous voulons aller à leur rencontre et chercher la participation du plus grand nombre. Pour cela nous voulons multiplier les points de rencontre et les saisines du Conseil municipal. Pour nous cette exigence démocratique fait partie de l’appropriation citoyenne des enjeux politiques.

  • L’organisation de débats publics, l’encouragement à l’activité de mouvement d’éducation populaire, l’audition d’experts et de citoyens pour se forger collectivement une opinion… rien ne peut être négligé pour contribuer à créer une opinion populaire éclairée.
  • Mettre internet au service de la démocratie

 

Décisions prises en commun

Nous proposons l’instauration de conseils de quartier où ne sont pas discutées seulement les questions du quartier mais aussi de la ville dans son ensemble. Une assemblée de quartier peut et doit pouvoir débattre du budget de la ville, des priorités. Les citoyennes et citoyens, les associations, via le conseil de quartier, doivent  avoir le droit de saisine du Conseil municipal sur une question.

·        Mise en place de budgets participatifs territoriaux (quartiers) ou thématiques ou de tranche d’âge (jeunes).

·        Nous proposons la création de conseils d’usagers dans les structures municipales (crèches, centres de loisirs, centre médicaux de santé, etc.), afin de permettre l’intervention des citoyens dans la gestion des services publics. Un comité des usagers des services publics locaux permettrait de fédérer l’intervention des citoyens et des salariés et d’intervenir aussi sur les services publics nationaux.

·        Mise en place d’un observatoire des engagements permettant aux citoyens de contrôler l’action des élus et le respect de leurs engagements, et faire le point de ces engagements chaque année pour prendre en compte les éventuels enrichissements à apporter à ce programme.

 

Une jeunesse au centre de notre projet

Calais est une ville jeune. L’avenir de la jeunesse calaisienne est un axe central de notre projet municipal. Pour que Calais devienne une ville dont les citoyens se saisissent, il faut que notre jeunesse ait droit de cité. Nous voulons favoriser l’accès à la culture sous toutes ces formes pour la jeunesse, l’aider à apprendre des savoir-faire qui lui seront utile tout au long de la vie. Nous voulons favoriser son accès au logement pour qu’elle puisse s’émanciper. Nous voulons enfin qu’elle prenne  une part pleine et entière dans la vie municipale en l’associant à la mise en œuvre des politiques qui la concerne. 

 

Agir pour la réussite de tous

Les politiques de culpabilisation des parents dans l’échec de l’éducation des enfants sont à la fois néfastes et inefficaces. Des actions d’aide et de soutien sont à mettre en place pour les enfants et les parents en difficulté. La collectivité (au sens collectif d’adultes en contact avec les enfants et les jeunes) doit pouvoir jouer tout son rôle dans l’émancipation des enfants, ce qui est très loin d’être le cas aujourd’hui dans un système scolaire cloisonné.

Développer les politiques de prévention (clubs de prévention, lien avec la PJJ, action du service municipal de la jeunesse, etc.).

Accroître encore la capacité d’accueil en crèches. Permettre la scolarisation des enfants dès 2 ans.

Lutter pour la réussite scolaire, c’est aussi apporter une aide aux jeunes en recherche de stages. Quand le réseau familial est insuffisant, il faut que la collectivité mobilise les réseaux économiques locaux au service des jeunes et de leurs parcours de formation (bourse aux stages, soirées de rencontres entre jeunes diplômes et chefs d’entreprises, monde du travail, etc.). Créer un conseil éducatif local qui permette la rencontre de toutes les composantes de la communauté éducative dans le but de toujours mieux répondre aux besoins de l'enfant.

 

Travail et savoir faire

D’abord responsabilité nationale, puis compétence de l’agglomération, l’emploi ne saurait être absent de l’attention des élus municipaux charge à eux de faire valoir la position de notre ville.

Nous allons avoir devant nous (si tout va bien) le chantier de rénovation du port. Nous entendons nous battre avec les salariés et avec tous ceux qui le souhaiteront, pour permettre aux entreprises locales de trouver toute leur place sur ce chantier.

Nous entendons également que soient inventoriés les emplois de demain pour obtenir la formation professionnelle nécessaire pour notre population quel que soit son âge et son niveau.

Nous voulons valoriser la place de l’économie sociale et solidaire (ESS), de l’artisanat de l’activité économique de proximité. Aussi, nous proposons de :

·         Promouvoir le développement de l’économie sociale et solidaire à l’échelle de la ville.

·         Mobiliser les clauses sociales dans les marchés publics de la ville, permettant aux artisans, aux PME, aux associations et entreprises intermédiaires, d’être aidés.

·         Favoriser dans les appels d’offres le tissu économique local (artisans, PME), les acteurs de l’ESS et particulièrement les coopératives quand elles existent.

·         Affecter et créer de nouveaux locaux permettant le développement et l’entraide entre artisans locaux, les aider à répondre collectivement aux appels d’offres.

·         Aider la transmission ou reprise des très petites entreprises sous une forme coopérative et en tout cas dans le cadre de l’ESS.

·         Réinventer les HLM pour certaines activités de production de commerces, de services : location de locaux professionnels à bas prix (au moins pendant les 5 premières années d’activité), associée à une partie habitation intégrée, ou à une solution de logement en HLM pour l’artisan.

 

Cette politique volontaire de dynamique économique devra être accompagnée d’un volet insertion économique-formation-emploi. À cet effet elle devra :

·        Se doter de moyens suffisants avec des outils inter-partenaires publics pour l’insertion économique (mission locale, PLIE…).

·        Agir pour la mise en place de formations continues qualifiantes, en liaison notamment avec la promotion de l’emploi local, à gagner auprès de l’Éducation nationale et du Conseil régional.

·        Agir pour défendre et développer les formations professionnelles qualifiantes existantes sur notre territoire.

Cette démarche est compatible avec une relance de l’industrie. Nous entendons dans les territoires et dans le pays favoriser un autre type de croissance afin de faire cesser le gâchis social et écologique, ce qui veut dire produire autrement, au service des hommes et de l’environnement.

 

Pour une culture populaire

Nous mettons la culture au cœur de notre projet politique parce qu’elle est la condition même de l’intervention citoyenne, de la démocratie. Nous voulons mettre en œuvre une culture populaire et exigeante accessible à tous les âges de la vie. En favorisant l’initiation aux arts, aux sports et aux sciences, notre ville doit favoriser la formation d’un esprit critique, ouvert aux autres.

Faire du développement de la culture une priorité en direction des enfants (centre de loisirs, école, spectacles culturels plus nombreux).

Aller vers la tarification la plus faible, avec quotient familial. Travailler et développer des initiatives pour favoriser la participation des couches les plus populaires aux activités culturelles (médiation culturelle dans les grands équipements comme dans les équipements de quartier, évaluation annuelle sur la base de l’évolution des inscriptions selon l’évolution de la participation des plus bas niveaux de quotient familial.

·        Soutenir fortement le mouvement associatif, les mouvements d’éducation populaire

 

Sport

Nous déclarons le sport comme relevant d’une mission de service public appuyée sur les quatre piliers du modèle sportif français.

Éducation physique et sportive obligatoire de la maternelle à l’université avec des enseignants spécialisés.

Ces moyens sont indispensables pour développer l’école municipale des sports, à un niveau suffisant. Pour travailler et échanger avec le mouvement sportif local pour sortir d’une conception de la concurrence et de l’élitisme, au profit de l’éducation populaire et du sport-santé. Promouvoir des valeurs de paix et d’amitié entre les peuples.

Travailler sur la mémoire ouvrière, sociale, des quartiers, du colonialisme. La Ville contribue au devoir de mémoire en favorisant la transmission, en particulier aux jeunes, du message des générations qui ont subi un passé douloureux et qui veulent pour les générations montantes, bâtir un avenir de paix, de compréhension, de fraternité.

Nous voulons également permettre à chaque enfant de Calais d'être un digne représentant de sa ville à l'extérieur. les moyens financiers nécessaire à la réalisation de cette ambition, seront mobilisés.

 

Vivre ensemble

A Calais nous voulons affirmer la dignité de chacune et chacun, de toutes et tous. Nous voulons tout d’abord animer une campagne municipale contre les violences faites aux femmes et lutter contre le sexisme. Faire de la question de l’égalité femme/homme un fil rouge des contenus éducatifs

Nous voulons également faire vivre une conception de la laïcité qui protège et développe la liberté de chacune et chacun et assure leur égalité de traitement par les politiques publiques. Défense et promotion de la laïcité comme moyen d’assurer la liberté de croyance et de non croyance, d’égalité entre les personnes et les genres, d’indépendance entre la sphère publique et la sphère privée, entre l’administration, le politique et le religieux.

Si l’action de la collectivité locale doit permettre une meilleure connaissance des cultures, favoriser l’interculturel, voire la connaissance des faits religieux, toutes les questions cultuelles doivent rester du ressort des communautés concernées et des individus.

 

Vivre ensemble c’est aussi avoir le droit de vivre en sécurité. Cette politique s’appuie sur un partenariat actif mené avec les associations, les travailleurs sociaux, les animateurs de quartier, l’Éducation nationale et les clubs de prévention.

Elle implique de développer les politiques de prévention (clubs de prévention, en lien avec la PJJ, action du Service municipal de la jeunesse, mission locale, mise en place d’un Fonds d’aide aux jeunes engagés dans un parcours d’insertion qui ne peuvent solliciter ou obtenir le soutien de leurs familles. La promotion d’initiatives par groupe de travail (vivre-ensemble, incivilités) constitue un moyen utile d’intervention. Un autre instrument consiste à améliorer les capacités de Centres Médico Pédagogique (CMP) à aider les personnes en difficulté psychologique.

Ces actions tiennent compte de la place et du rôle des familles. Elle passe aussi par la prévention à l’usage des drogues (alcool, toxicomanie, tabaccologie…) reposant sur une stratégie d’information et d’alerte du public.

La sécurité qui est d’abord la responsabilité de l’État, est un droit pour tout citoyen. C’est pour cela que parallèlement aux actions de prévention menées avec un important réseau de partenaires institutionnels, associatifs, culturels et économiques, pour « mieux vivre ensemble », la Ville doit développer toute une série d’actions au service de la tranquillité publique. Celles-ci s’articulent autour de la collaboration avec la Police nationale et du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).

La police municipale doit voir son champ d’action réorienté. Nous n’avons pas besoin d’une force répressive supplémentaire, mais d’un service permettant à chacun d’être respecté : pédagogie, règlement des conflits de proximité, enseignement des règles et explication des règlements…

 

Nous réaffirmons le rôle primordial de la police nationale de proximité et de quartier et demandons son renforcement. Les transferts de compétences aboutissent à ce que les Calaisiens  sont obligés de payer deux fois le même service. Le rôle de la police municipale sera donc revu en concertation avec la population, et nous appellerons à l’action pour que la première ville du département soit correctement  dotée en fonctionnaires de police nationale.

La synergie des actions menées en direction des victimes suppose l’élaboration d’un schéma d’aide aux victimes.

 

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